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Crise énergétique : des mesures impératives s’imposent avant l’hiver !

Vincent Subilia
Published on 20/09/2022
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En décembre 2021, la CCIG s’inquiétait dans ces mêmes pages du risque de black-out électrique en hiver.

Force est de constater qu’avant même la guerre en Ukraine, la crise énergétique était prévisible mais les autorités ne semblaient pas concrètement s’y préparer. Aujourd’hui, la situation est plus que tendue ; les clients du marché réglementé subissent des hausses de tarifs considérables, les clients du marché libre dont les contrats doivent être renouvelés, voient leur facture augmenter fortement. Faute d’anticipation, les appels à des solutions d’urgence se multiplient.

economiesuisse appelle de son côté à des mesures dont la gradation dépendra de l’ampleur de la crise. La faîtière demande dans un premier temps aux propriétaires publics des entreprises électriques de reconsidérer par exemple leurs attentes en matière de rendement des réseaux. En cas de pénurie, les entreprises devraient avoir accès au chômage partiel et à des crédits transitoires, par analogie avec le COVID. Les particuliers en difficultés devraient quant à eux être soutenus dans le cadre de l'aide sociale. Enfin en cas de véritable manque d’énergie, les autorités devraient supprimer les obstacles réglementaires qui empêchent des solutions pragmatiques telles que les solutions multisites.

En raison de la hausse drastique – et jamais vue – des prix sur le marché libre, certaines entreprises sont dans des situations de véritables « cas de rigueur énergétiques ». On peut dès lors se demander si l’option de permettre le retour – dans des conditions à déterminer – au marché régulé ne constitue pas une solution. De même, une forme d’aide de type « cas de rigueur » pourrait être envisagée pour les PME fortement affectées. Il y a cinq ans que le peuple a accepté la révision de la loi sur l’énergie qui visait à réduire la consommation d’énergie, à améliorer l’efficacité énergétique et à promouvoir les énergies renouvelables. Les spécialistes répétaient déjà que l’énergie ne serait pas toujours bon marché et qu’elle pourrait se raréfier; ils n’ont guère été entendus. Si nous n’avons pas aujourd’hui d’autre choix que de traiter les symptômes pour minimiser l’impact de possibles pénuries, il faut d’arrache-pied empoigner le problème : consommer moins et mieux et renforcer nos capacités de production

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