Droits de douane américains : La CCIG déplore les nouveaux tarifs et appelle à un accord contraignant avec les États-Unis
(Genève, le 24 juillet 2026) La Chambre de commerce, d'industrie et des services de Genève (CCIG) déplore l'entrée en vigueur des nouveaux droits de douane américains frappant les exportations suisses à hauteur de 12,5 %. Cette décision, reprochant à la Suisse de ne pas interdire suffisamment les importations liées au travail forcé, intervient malgré les démarches entreprises par la Suisse et les engagements pris dans le cadre du dialogue commercial mené entre Berne et Washington.
Alors que l'Union européenne bénéficie d'un taux inférieur, les entreprises suisses et genevoises se retrouvent confrontées à une concurrence accrue sur le marché américain, dans des secteurs où les marges sont déjà fortement sous pression.
« Nous déplorons profondément une décision dont la justification se fonde sur de la mauvaise foi et qui va à l'encontre des efforts et des garanties fournis par la Suisse dans le cadre du dialogue engagé avec les États-Unis. En maintenant un traitement plus défavorable pour notre pays que pour l'Union européenne, Washington crée une distorsion de concurrence difficilement justifiable et place les entreprises suisses dans une situation de net désavantage concurrentiel », déclare Vincent Subilia, directeur général de la CCIG.
La CCIG relève par ailleurs que l'incertitude demeure entière pour plusieurs secteurs stratégiques de l'économie suisse, notamment l'industrie pharmaceutique et chimique, qui attend toujours des clarifications quant au régime tarifaire qui lui sera appliqué.
La Chambre appelle le Conseil fédéral à poursuivre avec détermination les négociations en cours afin d'aboutir rapidement à un accord commercial juridiquement contraignant garantissant à la Suisse un accès stable, prévisible et équitable au marché américain. Un tel accord est aujourd'hui indispensable pour éviter que les entreprises suisses soient à nouveau exposées à des décisions unilatérales de cette nature.
Vincent Subilia, directeur général
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